Ce mot à vous tous pour vous donner ce que la presse ou le site MoDem ne vous donneront pas : les émotions et les enseignements vécus sur place.
C’était bien ! Environ 1500 personnes.
Depuis Seignosse et le congrès fondateur en décembre 2007, ce congrès 2009 m’a particulièrement conquis pour les raisons qui suivent.
D’abord, il y avait moins de têtes grises ou de têtes blanches qu’à la Grande Motte cette année encore. Oui, des trentenaires et des quadragénaires étaient là pour s’exprimer et réveiller notre société anesthésiée, sans oublier les jeunes démocrates qui ont toujours autant d’enthousiasme.
Les N° 1 et 2 du mouvement était assis dans l’auditoire au premier rang, sorte de déférence envers les animateurs vedettes Robert Rochefort et Gilles Artigues.
FB et MDS ont compris que pour être crédibles dans l’expression libre de conscience citoyenne, il fallait laisser agir d’autres acteurs dans la rédaction du programme du MoDem. Le résultat a été efficace et rapide.
Robert Rochefort a été ovationné pour son travail de ‘’président de séance’’ lors des amendements qui ont duré de vendredi jusque samedi 22 heures. Le livre orange comportant plus de 200 propositions était imprimé dans la nuit et distribué le lendemain, dimanche… stupéfiant ! A tel point que les journalistes on cru à une mascarade avec documents préparés d’avance. Robert a travaillé la nuit pour aboutir au résultat. Il a démontré une capacité de synthèse et de conduite d’auditoire hors pair. Selon mon avis, FB a trouvé en Robert Rochefort un Stradivarius qui sonne juste, qui assemble, rassemble, classe dans l’ordre des priorités, mais n’exclut jamais. Quel talents j’ai découvert dans ce congrès.
Toutes les interventions d’adhérents ont été de qualité et de haut niveau. C’est pour cela que je pense qu’il va nous falloir traduire le livre orange dans un langage accessible à ceux qui bien que très dignes ne captent pas l’essentiel. Pourtant la volonté des rédacteurs du livre orange était de simplifier le langage.
Tiens donc, l’accessibilité, parlons-en ! C’est ce que Azouz Begag nous a martelé en conclusion d’un sketch présenté par lui à la fois sérieux, dramatique et comique, lorsqu’il a décidé de démissionner du gouvernement Villepin sous la pression du président actuel. Azouz Begag a fait pleurer la salle et a provoqué une standing ovation, avec rappel par applaudissements scandés. Je dois dire que j’avais une réserve envers ce personnage. Je l’ai rarement lu dans les lignes du site MoDem, et il me paraissant opportuniste. Ce n’est plus le cas.
Il a défendu l’accessibilité à la dignité, l’accessibilité à l’école, l’accessibilité au travail, l’accessibilité au logement, l’accessibilité de mon fauteuil roulant…etc…
Alain Dolium , reconnait qu’il était dans le seul parti qui investirait une personne de couleur pour la tête de la région Ile De France. Il a également provoqué les mêmes réactions de l’auditoire que Azouz Begag quand il a dénoncé les discriminations qu’il a aussi bien constatées sur des personnes blanches et françaises, que sur les étrangers.
Jean François Kahn a cité un moment d’histoire de la colline de Vimy, proche d’Arras, une guerre qui démontre que l’Europe des peuples existait déjà dans les tranchées, pour défendre les valeurs de la France. Alors, la réponse à la demande de Besson sur l’identité nationale française c’est cela : il n’y a pas de réponse, car nous sommes tous la France, et c’est cela notre identité française. Voir le site du MoDem.
Pour le reste, vous trouverez le détail sur le site du MoDem et dans la presse.
Dommage que Ségolène nous ait parasité cette rencontre. Mon Maire trouvait qu’elle était géniale de secouer le cocotier. Je pense au contraire que si Ségolène réussit à manipuler la presse avec autant de talent que notre président actuel, la France ne sera jamais plus dirigée par des gens ‘’carrés’’.
Souvenez-vous des paroles de Jacques Delors qui refusait de mentir aux Français quand il était sollicité par son parti pour la fonction suprême. Il était honnête, et pendant son mandat Européen, il avait fait avancer l’Europe. C’était un terrain nouveau.
François Bayrou est aussi sur un terrain nouveau, ce qu’il a choisi par conviction. Il défend la promotion de la vie.
Amicalement à tous
Christian